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Posté par Bemile Mavinga le 9 octobre 2009

l’objectif est d’exiger la démission de Joseph Kabila et de son gouvernement «de gré ou de force». 

http://www.ipetitions.com/petition/liguenationalecongolaise/

Français

l’objectif est d’exiger la démission de Joseph Kabila et de son gouvernement «de gré ou de force». Quatre mois après l’assassinat de Floribert Chebeya Bahizire et la «disparition» de Fidèle Bazana, Kabila a frappé à nouveau en donnant la mort à Armand Tungulu qui l’a défié. Au moment où nous couchons ces lignes, l’avocate et militante des droits de l’homme Nicole Bondo Muaka et d’autres sont toujours détenues dans un cachot de la police politique de Kabila. Jusqu’à quand va-t-on accepter l’inacceptable et tolérer l’intolérable? Le temps de l’action est arrivé.

Anglais

The objective is to demand the resignation of Joseph Kabila and his government « willingly or by force. » Four months after the assassination of Floribert Chebeya Bahizire and « disappearance » of Faithful Bazana, Kabila has struck again by killing Armand Tungulu who defied. When we sleep these lines, the lawyer and activist for human rights Bondo Muak Nicole and others are still detained in a police holding cell policy Kabila. Until when will we accept the unacceptable and tolerate the intolerable? The time for action has arrived

Panorama de la Prison de Makala

La prison de Makala n’a acquis l’épithète de « centre de rééducation » que de nom !
LES femmes perverties par les services sexuels, des hommes squelettiques au visage d’ascète qui quémandent piteusement une miche de pain, des redoutables brigands d’alors, devenus inaptes, car diminués par le poids de la famine et de maladies infectieuses, des cadavres nauséabonds… c’est en bref le menu quotidien qu’offre la prison centrale de Makala, située en plein coeur de Kinshasa en RDC.

C’est un agglomérat de bâtisses qui n’attendent qu’une brise pour s’écrouler et anéantir des prisonniers moribonds. En avant-plan, le pavillon d’administration qui a perdu un bon nombre de ses tôles et dont la toiture inonde les bureaux à la moindre pluie. Puis on traverse la cour au fond de laquelle est érigée une cuisine de fortune où s’affairent détenus, agents pénitentiaires et gendarmes, subtilisant effrontément des miettes de dons pour échapper à la disette.

Devant le visiteur, deux couloirs se présentent. S’il emprunte uniquement le premier, il gardera une bonne impression de Makala. Car, au bout, il y a le pavillon VIII, la « capitale » des détenus qui avaient occupé jadis de hautes fonctions dans les structures de l’Etat. Du reste, la plupart d’entre eux ont été condamnés pour détournement des derniers publics. Presque tous ont bonne mine, belle prestance, le moral haut. Ceci ne peut nullement étonner dans la mesure où ils passent librement le plus clair de leur temps à l’extérieur de la prison.

Mais cette apparence de suffisance masque maladroitement les réalités de Makala. Car, en parcourant le deuxième corridor, considéré comme l’allée funéraire, une odeur de viande boucanée pourrie vous accueille ; on découvre alors des horreurs.D’abord, le fameux pavillon X, réservé aux malades, où gisent des êtres humains transformés en loques vivantes.

Allongés comme des bois morts sur des nattes usées par des urines mélangées aux excréments diarrhéiques sanguinolents, ils attendent une mort lente, mais sûre et atroce. Personne ne sait exactement de quoi ils souffrent. Visite des médecins interdite. Donc, personne n’a vraiment intérêt à les toucher, sauf naturellement les religieuses catholiques munies des longs gants oeuvrant charitablement au pénitencier.

Ces malades du pavillon X, ou plutôt des cadavres en sursis, interrogent leurs rares visiteurs sur la valeur de la vie à Makala. Chaque semaine, nous confie le guide, cinq à dix corps attendent d’être transférés aux ateliers logés dans les dépendances, et qui font souvent office de morgue.

Le pavillon V, un autre univers où croupit une promiscuité humaine. Des crachats traînent çà et là, cultivant microbes, bacilles et autres virus. Chaque main, plus de cinquante personnes attendent de se soulager devant un trou sans évacuation qui servait d’installation hygiénique. Il fait horriblement chaud dans cette geôle bétonnée, car des femmes, des jeunes filles et des hommes dont la plupart étaient des voleurs à main armée sont ensemble, tous à moitié nus. Au centre du petit cercle, le « gouverneur », c’est-à-dire le fût débordant d’excréments. Les matières fécales s’entassent jusqu’à ce que de nouveaux venus les eussent enlevées.

Cruelle alternative

Notre guide, âgé de 35 ans, ancien prisonnier pour délit de viol témoigne : « Au début, je considérais que tout cela tenait d’une abomination. Mais au fur et à mesure que le temps passait, rien ne me parut plus insolite. Le « gouverneur-fût », les assassins et autres malfaiteurs, les prostituées et les dames incarcérées constituèrent mon univers normal, jusqu’au moment où les soldats commis à la garde consentirent à me sortir de cet enfer. Alors, je pus réaliser combien leur propre vie était démoniaque. Chaque soir, ils s’amourachaient avec les femmes du pavillon, mariées ou célibataires ».

Ce n’était pas, à proprement parler, un viol en règle. Mais les femmes étaient placées devant une cruelle alternative : rejeter l’offre des soldats, avec le risque de passer la nuit en compagnie de brigands sexuellement insatiables ; ou accepter de sortir de la geôle infecte, avec l’avantage d’humeur l’air frais et de prendre une bonne douche.
Une journée à la prison centrale de Makala a plus de chance de débuter au « purgatoire » du IX (pavillon des femmes), communément appelé « salle d’urgence », si le nouveau venu n’est pas assez « vacciné » pour résister à l’infernale tentation du charme des femmes détenues.

Après avoir été initiées à la débauche pendant la garde à vue, ce sont de véritables diables, impudiques et proxénètes, qui sont logées au IX. Ce qui justifie des accouplements en chaîne dès la tombée de la nuit, dans la cour qui jouxte ce pavillon, lui-même quelque fois transformé en maison de tolérance. Mais il est vrai qu’une autre motivation, la famine qui sévit au pénitencier, est venue se rajouter à la nymphomanie et à la libido déjà très excitées à cause des abus sexuels pendant la garde à vue. Ceci explique que la même femme puisse satisfaire une dizaine d’hommes au cours d’une soirée, pour quelques cacahuètes.

Car les agents commis à la surveillance représentent un maillon très important dans la chaîne d’introduction de la nourriture apportée par les familles des détenus. Ils y consomment en série à tel point que le prisonnier ne trouve plus sa part. A cela s’ajoutent les frais de « douane ». Ils s’élèvent à 600 FC avant de traverser la grille principale de cette officine pénitentiaire.

Toxicomanie et sodomie

Si la journée d’un adulte peut commencer au IX, celle d’un mineur se termine souvent par une scène de sodomie. Encore un fléau qui ravage la prison de Makala et dont les conséquences néfastes sont autant nombreuses que celles des contacts hétérosexuels. Les sodomites sont pour la plupart des détenus condamnés à de lourdes peines d’emprisonnement ou souvent à perpétuité. Ce sont des assassins, des voleurs à main armée et des caïds de la pègre Kinoise qui entretiennent cette pratique. Après avoir passé la moitié de leurs peines dans le plus grand isolement, sans contact avec le sexe faible, ils ont dû adopter ce palliatif. Leurs victimes font payer le service en échange d’une boule de « fufu » et de quelques arêtes de poisson. Eux en ont à revendre, car ils se livrent à toutes sortes de trafic dont le plus lucratif est celui du chanvre.

Cette activité alimente donc la toxicomanie au pénitencier. La quasi-totalité de la population carcérale étant constituée de voyous, on peut aisément deviner les dimensions de ce sinistre. C’est alors que Makala apparaît comme un monde à l’espoir constamment en évasion.

Une journée à Makala est aussi une rencontre avec les injustices de la justice. Les plus flagrantes sont les dossiers en suspens. « Les trois quarts des détenus sont des prévenus non condamnés et presque tous ont consommé le délai de validité de la détention du Ministère Public. Celle-ci, dont la durée légale est fixée à cinq jours, est souvent allongée à six, douze ou même vingt-quatre mois sans que personne n’y trouve à redire », nous a confié un gardien du pénitencier. Dans ce cas, les victimes sont en détention arbitraire, le Ministère Public ne disposant plus de mandat requis pour les loger au pénitencier.  

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