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-Oriental – Des Hutus rwandais devenus presque congolais

Publié par La Rédaction le 27 avril 2012.
Publiée dans Chroniques, Kasaï-Oriental, Opinions
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ActualitésAu Kasaï-Oriental, Congolais et Hutus rwandais installés là depuis 16 ans vivent en bonne entente. Des terres ont été données aux réfugiés qui vendent leurs productions aux autochtones, les mariages entre eux sont nombreux, les autorités satisfaites… Il ne manque aux Rwandais que la nationalité congolaise pour être totalement intégrés.

 Quand on arrive à Ciabobo ou à Kacia à quelque 200 km de Mbuji-Mayi au centre de la RD Congo, il est difficile de savoir qui est congolais et qui ne l’est pas. Tout le monde parle le swahili, le tshiluba et le kanyok un dialecte local. Il faut poser la question pour savoir qui est effectivement congolais et qui fait partie des 12 200 Hutus rwandais réfugiés ici après avoir fui la guerre de libération de Laurent Désiré Kabila en 1996–1997. « Depuis leur arrivée, ils ont appris notre dialecte et nous nous comprenons le leur », explique un autochtone. Ils sont actuellement repartis en trois colonies de champs basés à Ciabobo, Kacia et Lusuku. Aujourd’hui ils font plus que cohabiter avec les gens du cru, ils sont bien intégrés.

 « A notre arrivée personne ne voulait s’approcher de nous car nous parlions le kinyarwanda que les Congolais ne parlaient et ne comprenaient pas mais aussi nous étions dans période de troubles. C’est le swahili qui nous a permis de nous parler, explique un de ces « réfugiés » qui s’est marié à une Congolaise. Grâce à cette langue les Congolais nous ont donné des terres. Aujourd’hui nous avons des champs qui nous permettent de vivre. »
« Pour avoir les terres les autorités d’alors avaient mené une sensibilisation auprès des autochtones pour qu’ils nous cèdent les lopins inexploités », précise Grégoire Mutuza croisé à Lusuku.

Depuis lors, ils cultivent activement bananes, riz, patates douces et toutes les cultures maraichères. Des semences leur ont été distribuées par le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) qui surveille régulièrement leur vie. « Nos produits nous les vendons aux commerçant congolais qui vont les rendre à Mbuji-mayi et depuis ils nous fréquentent et nous allons vers eux », renchérit Mutuza.

 Mariages entre communautés

 A Kacia, Junior Muderwa explique que la cohabitation est bonne : « Ils sont extraordinaires dans leur relation avec d’autres communautés ! ». Les Rwandais sont satisfaits non seulement de l’accueil qui leur a été réservé mais aussi des terres qu’ils ont eues.
Des mariages ont été célébrés selon la coutume de la place, le plus souvent entre une Congolaise et un Rwandais, moins entre une Rwandaise et un Congolais.

 « Au départ les parents congolais ne voulaient pas laisser leurs filles nous épouser mais ils ont compris que l’amour n’a pas des frontières », raconte Daniel Kabore trouvé à Lukusu. Maintenant les mariages entre les deux communautés sont légion et ne posent aucun problème.
« Si nous nous marions aux Congolais, c’est parce que nous sommes sûrs d’une chose, la RDC est devenue notre patrie », estime Cyprien Biriganine qui ajoute : « Je suis ici depuis 15 ans et pendant toutes ces années, j’ai travaillé les champs, mes produits sont aussi consommés par les Congolais. » Pour lui la RDC devra être reconnaissante des services qu’ils rendent.

 Pour Guillaume Inganore qui a 50 ans, « le Rwanda c’est mon pays, je peux y rentrer à tout moment, mais me demander de rentrer, c’est me demander de revenir 15 ans en arrière. » La plupart ne souhaitent pas y retourner. « Je suis né ici, mes parents me parlent du Rwanda, mais pour moi le Rwanda est un pays étranger », clame Jacques Birigngua, 14 ans.
Considérant vraiment la RD Congo comme leur pays, certains ont demandé à avoir la nationalité congolaise.

 Côté congolais, les avis sont clairs : « Leur donner la nationalité ou pas, peu importe, ce sont déjà des Congolais car nous nous marions et nous parlons les mêmes langues et dialectes », estime un cultivateur de Lusuku qui apprécie bien le Kasiski, la bière de bananes fabriquée par les Hutus. « Ces terres étaient Inexploitées depuis des décennies, aujourd’hui nos frères hutus les ont mises en valeur. C’est une bonne chose qu’ils restent là », renchérit un autre.

 Pour l’administrateur du Territoire de Luilu, la cohabitation entre les deux peuples est réelle : « Depuis notre avènement à la tête du territoire, aucune plainte n’a été portée à notre connaissance. Mais l’administration locale n’a pas qualité de donner la nationalité à qui que ce soit. Pour Hippolyte Mutombo, ministre provincial de l’Intérieur, « le Congo est une terre d’asile pour tout le monde sauf pour celui qui veut déstabiliser un pays voisin ». Mêmes propos tenus par Bruno Kazazdi, vice-gouverneur et natif de Luilu : « Ils vivent bien, la question de la nationalité est résolue par les lois du pays. »

Richard Kayembe Kasongo (http://syfia-grands-lacs.info/)

 3 condamnations injustes et  gratuites d’innocents ! 

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Le verdict dans l’affaire qui opposait, officiellement « le Ministère Public et Pasteur Ngalasi à l’Archbishop Kutino Fernando et consorts » est tombé depuis deux mois. Mais cela ne l’empêche pas de garder son caractère actuel, à plus d’un titre ! 

On peut relever, par exemple, la sévérité de la sentence qui contraste particulièrement avec la légèreté des accusations ! 

L’opinion se souvient que les chefs d’accusations retenus pour justifier l’arrestation de l’Arc bishop, rien ou presque n’est revenu lors des débats. En effets, le gouverneur de la ville de Kinshasa de l’époque a annoncé le soir du 14 mai 2006, que l’homme de Dieu était appréhendé pour « incitation à la haine tribale, rébellion contre l’autorité, propos xénophobes, détention illégale d’armes de guerre ». Mais, en fait de tout cela, la population sait que ce n’était que des prétextes fallacieux pour avoir la peau de l’homme qui prônait une sincère réconciliation nationale pour l’avenir du pays, au travers de la célèbre campagne « Sauvons le Congo ». 

Le pouvoir en place y a vu, aussi curieux que cela puisse paraître, une tentative de sa déstabilisation. Et la preuve du caractère fantaisiste est donc apportée par le fait qu’il a littéralement abandonné, lors du procès, toute allusion à ces accusations, pour ne garder que la détention d’armes de guerre, à laquelle sera ajouté une ridicule association de malfaiteurs et tentative d’assassinat sur le pasteur Ngalasi. 

A l’issue du procès, cette prétendue détention illégale d’armes sera balayée, alors que le tribunal militaire justifiait son verdict, à savoir 10 ans de prison pour l’Arc bishop, par la tentative d’assassinat qui était tout sauf prouvée lors des débats. 

Non ! La vérité est connue de tous : il fallait faire payer à ce tenon du réveil en RDC son courage et le fait d’avoir vu d’avance et prédit que le Congo ne serait sauvé que si ses fils se mettaient ensemble et prenaient conscience de ce fabuleux héritage que Dieu leur avait légué. 

Quant aux autres compagnons d’infortune de l’Arc bishop, notamment Bishop Bompere qui a écopé de 5 ans de prison, il faut dire que son seul tort est d’être un proche collaborateur de l’homme de Dieu, à ses côtés depuis de nombreuses années ! 

Alors que les débats ont révélé qu’il s’est rendu chez le pasteur Ngalasi à l’initiative de ce dernier, il sera soutenu que c’était dans le but d’espionner afin d’y amener les assassins qu’il a « cherché » à rencontrer le Pasteur Ngalasi. Ici aussi, l’opinion s’est rendue compte qu’il s’agissait seulement d’une opération montée afin de rendre crédible la thèse du complot. 

Le troisième condamné, Junior Ngandu, un « enfant de la rue », doit purger, lui aussi, 5 ans de prison. Surpris par cette sentence, le jeune garçon s’indigne : « Je n’ai jamais été chez le Dr Ngalasi. La police m’a arrêté pour vagabondage. C’est une fois entre leurs mains qu’ils m’intimeront brutalement l’ordre d’enfoncer l’Arc bishop, un homme que je ne vois qu’à la télé. C’est parce que je suis sans ressources, sans soutien parental que l’on m’a pris et accusé faussement, sachant que je n’avais personne pour intervenir en ma faveur. Ce pasteur Ngalasi n’est pas digne d’être appelé serviteur de Dieu, quand on peut mentir avec une telle effronterie ! » 

Comme on le voit, ce procès fait et fera encore parler de lui. En attendant, des innocents croupissent inutilement en prison pour des délits qu’ils ne sont pas près de commettre ! 

Il n’est jamais trop tard pour bien faire, dit-on. Que l’on se ressaisisse donc, en rétablissant la vérité, qui est têtue, et qui finit toujours par triompher, d’autant plus que tous s’accordent aujourd’hui à reconnaître l’urgente nécessité d’une concorde nationale ! 

 

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